Orgues en France
et dans le monde.| I : Positif de dos | II : Grand Orgue | III : Echo | Pédale |
| 48 notes (CD-c''') | 48 notes (CD-c''') | 25 notes (c'-c''') | 26 notes (CD-d') |
| Bourdon 8' | Bourdon 16' | Bourdon 8' | Flûte 8' |
| Prestant 4' | Montre 8' | Prestant 4' | Trompette 8' |
| Flûte 4' | Bourdon 8' | Nazard 2'2/3 | |
| Nazard 2'2/3 | Prestant 4' | Doublette 2' | |
| Doublette 2' | Flûte 4' | Tierce 1'3/5 | |
| Tierce 1'3/5 | Nazard 2'2/3 | Cromorne 8' | |
| Larigot 1'1/3 | Doublette 2' | ||
| Cornet III | Quarte de Nazard 2' | ||
| Plein-Jeu III | Tierce 1'3/5 | ||
| Cromorne 8' | Grand Cornet V | ||
| Fourniture IV | |||
| Cimbale III | |||
| Trompette 8' | |||
| Clairon 4' | |||
| Voix Humaine 8' | |||
| Tremblant |
L’orgue
de l’église Saint-Martin d’Auxi–le-Château (Pas-de-Calais) fut
construit entre 1731 et 1745 par Adrien Carpentier (1698-1768), facteur
d’orgues à Arras. Jean-François Penin, menuisier à Frévent réalisa le
buffet.
L’instrument fut doté de vingt-sept jeux répartis sur trois claviers manuels et un pédalier en tirasse permanente au clavier de grand-orgue.
En 1862, Charles Gadault facteur à Paris, effectua différents travaux : installation d’une soufflerie neuve, réfection des claviers, suppression de la voix humaine du grand-orgue, remplacée par une seconde trompette, et décalage de la tuyauterie pour atteindre le « ton moderne ».
En 1888, la maison Cavaillé-Coll opéra quelques
modifications sans gravité dans la composition de l’instrument :
suppression de deux jeux « anciens » remplacés par un salicional
8 et un unda maris 8.
Au
cours du xxe siècle, l’instrument fut entretenu successivement par
Antoine Séquies de Lille – qui installa un ventilateur électrique -,
Acker de Strasbourg, Jean Decroix de Marles-les-Mines puis Geoffroy
Asselin d’Amiens. Cet instrument classé étant l’unique témoin de l’art
d’Adrien Carpentier à avoir conservé une grande partie de sa
tuyauterie, il fut décidé de le restaurer en recherchant la
composition, le diapason et l’harmonie d’origine, Bernard Hédin étant
le technicien-conseil et Philippe Lefebvre le rapporteur de la
commission supérieure des Monuments historiques.
En
1989, la maison Boisseau-Cattiaux s’est vue confier les travaux de
restauration. Une pédale indépendante de deux jeux – Flûte 8 et
Trompette 8 – fut posée dans le soubassement du grand corps.
L’instrument a été inauguré en 1993.
