Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Poitiers (86)
Cathédrale St Pierre
Cliquot, 1791
Composition :
| Grand-Orgue |
Positif |
Récit |
Écho |
Pédale |
| 53 notes |
53 notes |
34 notes |
34 notes |
28 notes |
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| Montre
16' |
Montre 8' |
Flûte 8' |
Bourdon 8' |
Flûte bouchée 16' |
| Bourdon
16' |
Bourdon 8' |
Cornet V |
Flûte 8' |
Flûte ouverte 8' |
| Montre
8' |
Flûte 8' |
Trompette 8' |
Trompette 8' |
Flûte 4' |
| Bourdon
8' |
Prestant 4' |
Hautbois 8' |
|
Bombarde 16' |
| Flûte
8' |
Nazard 2 2/3' |
|
|
Trompette 8' |
| Prestant
4' |
Doublette 2' |
|
|
Clairon 4' |
| Grande
Tierce 3 1/5' |
Tierce 1 3/5' |
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| Nazard
2 2/3' |
Dessus de Cornet V |
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| Doublette
2' |
Plein Jeu VII |
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| Quarte
de Nazard 2' |
Trompette 8' |
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| Tierce
1 3/5' |
Cromorne 8' |
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| Dessus
de Cornet V |
Clairon 4' |
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| Fourniture
V |
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| Cymbale
IV |
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| 1ere
Trompette 8' |
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| 2e
Trompette 8' |
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| Voix
humaine 8' |
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| 1er
Clairon 4' |
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| 2e
Clairon 4' |
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Autres caractéristiques :
44 jeux - 4 claviers manuels et pédalier
Traction mécanique des claviers et des jeux
Ravalement des anches de la pédale : (Contre A-c1)
Accouplements : POS/GO (à tiroir )
Tremblant mixte à vent perdu
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Après l'incendie de 1681, une campagne de travaux financés par un
don royal de 100 000 livres permit de construire la tribune actuelle
due à l’architecte poitevin Vetault. Mais il fallait financer
l’orgue...
« Un grand seize pieds »
Le chapitre vendit une belle futaie sise vers Smarves et Ligugé dont il
tira 43 268 livres. Une souscription récolta 12 000 livres et celui-ci
mit la main à la bourse de 1 517 livres. Le chapitre fit appel à
l’organier le plus fameux du moment, François-Henri Clicquot, qui se
présenta devant les chanoines et passa avec eux un marché le 13 août
1787, au terme duquel il travaillerait à construire « un grand seize
pieds » de 44 jeux, quatre claviers manuels et un pédalier de 28
marches, deux tremblants et neuf soufflets. Coût : 34 000 livres. Les
travaux commencèrent immédiatement. Le buffet, dessiné par Clicquot et
son fils, fut réalisé par les artistes poitevins Favre et Berton. Mais
François-Henri Clicquot mourut comme on touchait au but, le lundi de
Pentecôte 24 mai 1790. C’est son fils Claude-François qui acheva, livra
et présenta l’instrument le 7 mars 1791.
Les travaux effectués sur l'instrument
Les recherches effectuées par Jean-Albert Villard lui ont permis de
faire l’inventaire de tous les travaux effectués sur l’instrument
depuis sa construction. En effet, la robustesse de l’orgue et le soin
apporté au choix des matériaux et à la construction lui permirent de
résister à des avatars dont le plus important fut, en 1838, le
démontage de la rosace, l’exposant sans défense aux intempéries et aux
oiseaux.
1813 Dallery, compagnon et filleul de F.H. Clicquot, procède à une remise en état de la soufflerie.
1821 Dallery opère un remaniement malheureux de la deuxième trompette du grand orgue.
1833 Henry procède à une remise en état de la soufflerie.
1871 Merklin remplace neuf soufflets
cunéiformes par deux réservoirs à plis parallèles alimentés par des
pompes à bras. Il remplace le banc et le pédalier à la française par un
pédalier à l’allemande.
Faute d’argent, l’instrument put échapper aux transformations que se
proposait de réaliser Cavaillé-Coll pour en faire un instrument
symphonique. Le manque de moyens a donc permis de conserver l’orgue tel
qu’il a été conçu.
1926 La soufflerie fut électrifiée en 1926 et, à
partir de 1927, le facteur Robert Boisseau, assisté par la
suite de son fils Jean-Loup, assure l’entretien de
l’instrument.
1954 Il y adapte un pédalier moderne
1967 Il procède à un réglage de la mécanique.
1969 Il dépoussière la tuyauterie des jeux d’anches.
1976 Il remet dans sa position d’origine la deuxième trompette déplacée en 1821.
Ces travaux permettent à la batterie d’anches de retrouver son éclat et son équilibre de 1790.
De 1988 à 1994
Le grand relevage réalisé par Jean-Loup Boisseau et Bertrand Cattiaux
permet de remettre dans son état d’origine ce qui était fatigué par le
poids des ans. On remet le pédalier à son aplomb premier et on
réinstalle une soufflerie cunéiforme identique à l’origine. La
tuyauterie est nettoyée et remise en état. Avec beaucoup de prudence,
l’instrument est accordé au tempérament d’origine, basé sur quatre
tierces justes et une très approchée sur la, do, ré, fa et sol.
On peut donc penser que l’on entend aujourd’hui l’orgue de
François-Henri Clicquot avec le même brillant, les mêmes timbres que
l’entendirent les « Messieurs du district » le 7 mars 1791, pour sa
réception.
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